Sous-traitance électronique (EMS)
Constats

Sous-traitant électronique · assemblage de cartes et intégration pour clients industriels · 1 site, 3 lignes CMS · 180 salariésCe War Map montre comment nous passons de l’analyse des opérations à un plan de mise en œuvre. Les dates illustrent un déroulement possible ; le périmètre et le calendrier d’une mission réelle sont convenus avec vous.

Constats

La réalité de votre équipe opérationnelle. Pas une inefficacité vague. Des urgences précises que l’entreprise a fini par considérer comme normales, jusqu’à ce que la direction les prenne en charge elle-même.

Des devis lents qui font perdre des affaires

9 jours en moyenne pour répondre à une demande de prix. Les devis envoyés en 5 jours sont gagnés deux fois plus souvent que ceux envoyés après 10 jours.

Des manquants traités ligne par ligne

85 lignes vérifiées à la main chaque semaine. 23 % des ordres démarrent avec un kit incomplet et 640 K€ de kits et d’encours attendent des composants.

Une obsolescence découverte tard

31 composants en fin de vie ou déconseillés figurent sur des cartes actives sans équivalent validé. L’accord du client sur un équivalent prend 34 jours.

Des retours analysés sans historique

Les résultats de 2 bancs sur 5 ne sont pas reliés aux numéros de série. La même défaillance chez deux clients est restée cinq semaines sans lien.

Répartition illustrative du temps de 11 personnes interrogées

Recherche et ressaisie de données composants
29%
Ingénierie et chiffrage
24%
Relances fournisseurs et clients
21%
Replanification et kits incomplets
14%
Décisions
12%

Ces proportions totalisent 100 %. Elles décrivent uniquement les 11 personnes interrogées, sans extrapolation aux 180 salariés.

64 % du temps part dans les données composants, les relances et la replanification. Il reste 36 % pour l’ingénierie, le jugement de chiffrage et les décisions.

Constat clé : Les données composants forment le plus gros bloc, et l’essentiel se répète : le même composant est recherché pour un devis, un manquant et une fin de vie, par trois personnes différentes.

Procédure et réalité

Chiffrage des demandes de prixProcédure: 5 étapes → La réalité: 12 étapes, 4 transferts
La procédure
Demande de prix reçue
Nomenclature chargée
Composants chiffrés
Main-d’œuvre estimée
Devis envoyé
5 étapes, parcours linéaire
La réalité
12
Étapes
4
Transferts
9 jours ouvrés en moyenne
Durée du cycle
Environ 35 demandes/mois, environ 140 lignes chacune
Volume

Chaque demande de prix commence par une nomenclature dans un format différent. Mathieu la nettoie, rapproche les composants, puis chiffre chaque ligne sur les sites distributeurs pour trois quantités. La main-d’œuvre vient de sa mémoire d’ordres comparables. Le devis part après 9 jours en moyenne, et le motif d’une perte est rarement noté.

L’écart
Le nettoyage de la nomenclature prend 1,5 à 4 heures par demande, avant tout chiffrage.
Le chiffrage se fait ligne par ligne sur quatre à six sites. Les prix ne sont pas conservés : le même composant est recherché à nouveau la semaine suivante.
Le cycle de vie n’est pas vérifié sur chaque ligne. L’an dernier, deux devis comportaient des composants déjà en fin de vie.
Devis envoyés en 5 jours : 27 % gagnés ; après 10 jours : 12 %. 343 devis perdus, un motif noté pour 41.
Manquants et allocationsProcédure: 4 étapes → La réalité: 10 étapes, 5 transferts
La procédure
Le calcul des besoins propose
Commande passée
Le fournisseur confirme
Réception
4 étapes, parcours linéaire
La réalité
10
Étapes
5
Transferts
Liste refaite chaque lundi (environ 6 heures)
Durée du cycle
Environ 85 lignes de manquants ouvertes
Volume

La liste des manquants est refaite chaque lundi à partir d’un export Sage X3 et d’un tour des sites distributeurs. Les dates confirmées vivent dans Excel : l’ERP planifie sur des dates périmées. Quand un composant manque, l’ordre démarre souvent quand même, et les composants sont posés à la main après refusion.

L’écart
85 lignes ouvertes, dont 14 en allocation au-delà de 40 semaines. Chaque ligne vérifiée à la main sur plusieurs sites.
260 K€ achetés chez des brokers en 12 mois, à environ 3,5 fois le prix distributeur agréé.
23 % des ordres ont démarré avec un kit incomplet au dernier trimestre. La pose manuelle après refusion ajoute des retouches et un risque d’inspection.
640 K€ de kits et d’encours bloqués par des manquants à la clôture. C’est de la trésorerie immobilisée, pas du chiffre d’affaires perdu.
Fin de vie et validation d’équivalentProcédure: 3 étapes → La réalité: 10 étapes, 6 transferts
La procédure
Avis de fin de vie reçu
Produits concernés identifiés
Client informé
3 étapes, parcours linéaire
La réalité
10
Étapes
6
Transferts
34 jours en moyenne jusqu’à l’accord client
Durée du cycle
Environ 60 avis/mois ; 8 à 12 touchent des nomenclatures actives
Volume

Les avis arrivent dans une boîte partagée et sont triés à la main. La recherche des cas d’emploi ne fonctionne que sur les références fabricant : les composants enregistrés sous une référence distributeur passent à travers. L’équivalent est souvent prêt en quelques jours ; l’accord de l’ingénierie client prend plus d’un mois.

L’écart
Environ 60 avis par mois, dont 8 à 12 pertinents. Le tri repose sur la lecture de chaque avis par Claire.
31 composants en fin de vie ou déconseillés figurent sur des cartes fabriquées dans les 12 derniers mois, sans équivalent validé.
11 demandes d’équivalents ouvertes, la plus ancienne depuis 71 jours. Le suivi dépend des relances de Sébastien.
La détection tardive entraîne des derniers achats imprévus et des achats chez des brokers.
Analyse des retoursProcédure: 4 étapes → La réalité: 9 étapes, 4 transferts
La procédure
Retour autorisé
Analyse
Réparation ou remplacement
Rapport envoyé
4 étapes, parcours linéaire
La réalité
9
Étapes
4
Transferts
17 jours ouvrés en moyenne jusqu’au rapport
Durée du cycle
Environ 22 retours/mois
Volume

L’analyse elle-même demande un vrai savoir-faire. Le retard vient avant : retrouver le relevé de test sur le bon banc, puis extraire la traçabilité du MES. Chaque retour est clos isolément, si bien que les défaillances communes à plusieurs clients restent invisibles.

L’écart
2 bancs sur 5 non reliés aux numéros de série. Retrouver un relevé de test oblige à fouiller les dossiers par date.
Rapport en 17 jours ouvrés en moyenne. Les contrats clients en demandent 10.
La même défaillance de condensateur chez deux clients est restée cinq semaines sans lien.
Les retours sont notés dans Excel avec des causes en texte libre. Aucune tendance par composant, ligne ou fournisseur.
Constat clé : Les quatre exemples comptent respectivement 140 %, 150 %, 233,3 % et 125 % d’étapes supplémentaires : (réel ÷ documenté − 1) × 100. Plusieurs relèvent d’une bonne pratique d’ingénierie ; les autres répètent la même recherche composant à un autre endroit.

Registre des urgences

CommercialNettoyage des nomenclatures et chiffrage ligne par ligne : 52 heures-personnes/mois ; 52 × 12 ÷ 52 = 12,0 h/semaine12 h
AchatsListe des manquants : reconstruction du lundi (6 h) et vérifications quotidiennes chez les distributeurs (4 h)10 h
AchatsAvis de fin de vie triés et cas d’emploi recherchés à la main5,5 h
IngénierieDossiers de validation d’équivalents préparés et relancés auprès des clients4 h
ProductionKits incomplets : composants posés à la main après refusion, puis réinspection7 h
QualitéRelevés de test recherchés sur les PC des bancs pour chaque retour3,5 h
Service clientDélais renvoyés par email après chaque mise à jour des manquants4,5 h
IngénierieProgrammes de test fonctionnel détenus par un seul ingénieur ; aucun remplaçant formécontinu
46,5 heures-personnes/semaine pour 7 postes chiffrés ; 1 risque non chiffré46,5 h
Constat clé : Les 52 heures mensuelles de données de chiffrage deviennent 12,0 heures par semaine ; les autres postes sont en heures-personnes hebdomadaires. Chaque poste couvre une tâche distincte, sans recouvrement. Une partie de ce temps restera, car le chiffrage et l’analyse de défaillance demandent du jugement. La part libérée se mesure après la mise en service.

Registre des risques

Dépendance à une personneCritique
Antoine Leroux, test
Il a écrit et maintient les programmes des trois bancs fonctionnels. Aucun autre ingénieur n’est formé. Une longue absence bloquerait les expéditions de plusieurs clients.
Dépendance à une personneÉlevé
Mathieu Caron, chiffrage
Les temps de main-d’œuvre viennent de sa mémoire des ordres passés. Aucune règle de chiffrage n’est écrite.
Intégrité des approvisionnementsÉlevé
Achats brokers sous pression
260 K€ achetés chez des brokers en 12 mois. Brokers agréés et contrôle à réception existent, mais les enregistrements de contrôle sont incomplets pour 2 lots urgents.
ClientÉlevé
Taux de service à 81 %
Deux comptes clés évaluent leurs fournisseurs au premier trimestre. Les deux contrats arrivent à renouvellement l’an prochain.
ObsolescenceÉlevé
31 composants sans équivalent
Composants en fin de vie ou déconseillés sur des cartes fabriquées dans les 12 derniers mois, sans équivalent validé au dossier.
Décalage de trésorerieÉlevé
640 K€ bloqués par des manquants
Kits et encours immobilisés à la clôture. C’est de la trésorerie immobilisée plus longtemps, pas du chiffre d’affaires perdu.
TraçabilitéMoyen
Résultats de test non reliés aux séries
2 bancs sur 5 stockent les résultats par date seulement. Les audits clients demandent de plus en plus des enregistrements de test par numéro de série.
CommercialMoyen
Aucun motif de perte
343 devis perdus en 12 mois, un motif noté pour 41. Les décisions de prix reposent sur des impressions.
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Plan de mise en œuvre

Session stratégique · 30 min

Le périmètre d’une mission réelle est défini pendant la Strategy Session. Elle peut commencer par un War Map ou un Feasibility Sprint bien délimité.

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