Centre de services acier et produits longs
Constats

Centre de services acier, transformation de produits longs · 2 sites · 170 salariésCe War Map montre comment nous passons de l’analyse des opérations à un plan de mise en œuvre. Les dates illustrent un déroulement possible ; le périmètre et le calendrier d’une mission réelle sont convenus avec vous.

Constats

La réalité de votre équipe opérationnelle. Pas une inefficacité vague. Des urgences précises que l’entreprise a fini par considérer comme normales, jusqu’à ce que la direction les prenne en charge elle-même.

Des certificats cherchés à la main

Environ 70 expéditions par jour exigent un dossier de certificats matière. Chacun est constitué depuis un serveur classé par fournisseur et par mois, et environ 8 par jour partent sans le bon certificat.

Des paiements retenus pour des papiers

Les gros charpentiers retiennent le paiement jusqu’à réception des certificats. L’entreprise finance un acier déjà livré pendant que quelqu’un cherche un PDF.

Des extras avec un mois de retard

Les aciéries modifient chaque mois les extras d’alliage et la surcharge énergie. Tant que les tables ne sont pas mises à jour à la main, devis et factures peuvent porter la valeur du mois précédent, dans un sens comme dans l’autre.

De l’acier oublié près de la scie

Des chutes réutilisables sont empilées près de la scie, hors stock. Les commerciaux ne peuvent pas les proposer : on entame des barres neuves et les chutes finissent à la ferraille.

Répartition illustrative du temps pour 10 personnes interrogées

Recherche de documents et d’historiques
24%
Ressaisie de commandes et de listes
21%
Décisions clients et production
20%
Relances par téléphone et email
20%
Prix et devis
15%

Ces proportions totalisent 100 %. Elles décrivent les catégories de tâches des 10 personnes interrogées, sans extrapolation aux 170 salariés.

45 % du temps observé part en recherches et en ressaisies. Les relances par téléphone et email en prennent encore 20 %. Les prix occupent 15 %, et il reste 20 % pour les décisions clients et production.

Constat clé : La recherche est le premier poste, et elle porte surtout sur une chose : le bon certificat ou le bon historique pour un numéro de coulée donné. Rétablir ce lien réduit plusieurs lignes du registre en même temps.

Procédure et réalité

De l’expédition au dossier de certificatsProcédure: 4 étapes → La réalité: 10 étapes, 3 transferts
La procédure
Préparation de la commande
Certificats joints
Bon de livraison imprimé
Expédition
4 étapes, parcours linéaire
La réalité
10
Étapes
3
Transferts
5 min par dossier, plusieurs jours s’il manque un certificat
Durée du cycle
~70 dossiers/jour
Volume

Le lecteur capte le numéro de coulée quand un fardeau complet part. La piste se rompt dès que les barres sont débitées : la coulée devient une écriture manuscrite sur une étiquette, et le certificat une recherche sur un serveur classé par fournisseur et par mois. Environ 8 expéditions par jour partent sans le bon certificat.

L’écart
Les certificats arrivent en PDF par email et sont classés par fournisseur et par mois. Il n’existe aucun index par numéro de coulée.
Sur les pièces débitées, la coulée est écrite à la main sur une étiquette. Un chiffre illisible oblige à appeler la ligne ou à rouvrir la fiche du fardeau d’origine.
Échantillon de 400 expéditions sur 3 mois : 11 % avaient un certificat manquant, envoyé en retard ou correspondant à une autre coulée.
Deux gros charpentiers retiennent le paiement jusqu’à réception du dossier. Hypothèse : environ 6 % des factures payées 9 jours plus tard en moyenne. Décalage de trésorerie, pas de chiffre d’affaires perdu.
En charpente sous EN 1090, le client doit relier chaque pièce à son certificat. Un dossier erroné engage la responsabilité produit, et la décision revient à la responsable qualité.
Commande de débit à longueurProcédure: 5 étapes → La réalité: 11 étapes, 3 transferts
La procédure
Commande reçue
Saisie dans Divalto
Liste de débit imprimée
Barres débitées
Expédition
5 étapes, parcours linéaire
La réalité
11
Étapes
3
Transferts
Stock mis à jour le lendemain matin
Durée du cycle
~35 commandes/jour
Volume

Une liste de débit compte en général de 10 à 60 lignes. Le commercial la saisit dans Divalto, le chef d’équipe l’optimise à la main et les débits réels reviennent dans le système le lendemain matin. Les chutes assez longues pour être vendues sont empilées près de la scie avec une marque à la craie et n’entrent jamais en stock.

L’écart
12 commandes chronométrées : 6 minutes en moyenne pour saisir une liste, jusqu’à 25 minutes pour 60 lignes.
L’optimisation dépend de qui tient la scie. Sur l’échantillon, en l’absence de Mehdi, l’équipe d’après-midi a entamé davantage de barres neuves pour des commandes comparables.
Les chutes de plus d’un mètre sont hors stock : les commerciaux ne peuvent pas les proposer et l’on débite des barres neuves.
Le stock Divalto a un jour de retard sur le râtelier tant que les listes papier ne sont pas ressaisies.
Devis avec extrasProcédure: 4 étapes → La réalité: 9 étapes, 2 transferts
La procédure
Demande de prix reçue
Prix de base au tarif
Extra appliqué
Devis envoyé
4 étapes, parcours linéaire
La réalité
9
Étapes
2
Transferts
Tables à jour ~2 jours après le début du mois
Durée du cycle
~40 devis inox et alliés/jour
Volume

Les aciéries publient chaque mois leurs extras d’alliage et leur surcharge énergie. Tant qu’Aurélie n’a pas mis à jour les tables Divalto, ce qui prend environ deux jours, les commerciaux passent par un calculateur Excel ou reprennent la valeur du mois précédent. Chaque contrat précise si l’extra suit la date de commande ou de livraison, et seule Aurélie sait laquelle s’applique.

L’écart
Audit des extras : environ 8 % du tonnage inox facturé sur 6 mois portait la valeur du mois précédent.
Hypothèse : 480 tonnes par an à environ 100 €/t d’extra non répercuté, soit 40 à 60 K€ par an. L’erreur joue aussi dans l’autre sens et provoque des litiges.
Les règles d’extra par contrat sont dans les notes d’Aurélie, hors de Divalto.
Les devis sont relancés de mémoire. Personne ne voit quels devis ouverts deviendront caducs au prochain changement d’extra.
Réclamation qualitéProcédure: 3 étapes → La réalité: 9 étapes, 4 transferts
La procédure
Réclamation enregistrée
Analyse
Clôture
3 étapes, parcours linéaire
La réalité
9
Étapes
4
Transferts
~50 min d’analyse par réclamation
Durée du cycle
~14 réclamations/semaine
Volume

Les réclamations portent sur des longueurs erronées, des défauts de surface et des certificats manquants. En analyser une suppose d’ouvrir la messagerie, Divalto, le serveur des certificats et la liste de débit papier. Quand le défaut vient de l’aciérie, le recours a un délai, et rien ne le suit.

L’écart
Environ 14 réclamations par semaine, chacune demandant une cinquantaine de minutes pour rassembler les faits.
31 recours auprès des aciéries en 6 mois ; 9 ont été envoyés après le délai et le coût est resté à la charge de l’entreprise.
Le fichier Excel a une colonne cause que personne ne remplit de façon régulière.
Les avoirs sont décidés sans l’historique des réclamations du client sous les yeux.
Constat clé : Les quatre exemples comptent respectivement 150 %, 120 %, 125 % et 200 % d’étapes supplémentaires : (réel ÷ documenté − 1) × 100. La réclamation présente l’écart le plus large, car chaque dossier oblige à rouvrir des informations stockées à quatre endroits.

Registre des urgences

QualitéDossiers de certificats cherchés et fusionnés à la main ; 70 dossiers/jour × 5 min × 5 jours29,2 h
CommerceListes de débit ressaisies depuis les PDF et tableurs clients ; 35 commandes/jour × 6 min17,5 h
QualitéRéclamations analysées entre messagerie, Divalto, certificats et documents de ligne ; 14/semaine × 50 min11,7 h
CommerceExtra vérifié dans un calculateur Excel sur les devis inox et alliés ; 40/jour × 3 min10 h
LogistiquePlan de transport du lendemain bâti par téléphone avec les transporteurs, puis confirmé aux commerciaux10 h
ParcPoids des bobines entamées corrigés après contrôles ponctuels6,5 h
PrixMise à jour mensuelle des tables d’extras dans Divalto : 16 h/mois ; 16 × 12 ÷ 52 = 3,7 h/semaine3,7 h
OpérationsChutes empilées près de la scie hors stock ; longueurs réutilisables ferraillées ou oubliéescontinu
88,6 heures-personnes/semaine pour 7 postes chiffrés ; 1 risque non chiffré88,6 h
Constat clé : Le poste prix convertit des heures mensuelles en heures hebdomadaires. Certificats et réclamations sont comptés à part : le temps du dossier s’arrête à l’expédition, celui de la réclamation commence à la plainte du client. L’acier perdu en chutes non enregistrées est un coût matière, valorisé à part dans le plan. Tout ce temps ne peut pas nécessairement être libéré.

Registre des risques

Point unique de défaillanceCritique
Aurélie Fontaine, prix
Les tables d’extras, les règles par contrat et l’historique des prix aciéries sont tenus par elle seule. Deux semaines d’absence au changement de mois laisseraient les commerciaux sans extras à jour.
Point unique de défaillanceÉlevé
Mehdi Haddad, ligne de sciage
L’optimisation des débits se fait de tête, après 20 ans à la scie. En son absence, l’équipe d’après-midi entame davantage de barres neuves pour le même travail.
TraçabilitéCritique
Numéros de coulée perdus au débit
En charpente sous EN 1090, chaque pièce doit être reliée à son certificat 3.1. Aujourd’hui, une étiquette manuscrite est le seul lien. La responsable qualité reste celle qui libère un dossier quand la correspondance est incertaine.
MargeÉlevé
Extras répercutés en retard
Hypothèse : 40 à 60 K€ par an d’extras d’alliage et de surcharge énergie non répercutés, plus des litiges quand l’erreur joue dans l’autre sens.
Décalage de trésorerieÉlevé
Paiements retenus pour certificats
Hypothèse : environ 6 % des factures payées 9 jours plus tard en moyenne, le temps que les clients reçoivent leurs certificats. Décalage de trésorerie, pas de chiffre d’affaires perdu.
Récupération des coûtsÉlevé
Recours aciéries hors délai
9 recours sur 31 en 6 mois ont dépassé le délai de l’aciérie. Le coût du défaut est resté à la charge de l’entreprise.
Exactitude du stockMoyen
Poids estimés des bobines entamées
Après refendage, le poids restant des bobines est estimé. Il arrive que les commerciaux promettent une matière plus légère que ne l’indique le système, et la commande glisse.
Fragmentation des systèmesMoyen
Des certificats hors de l’ERP
Divalto stocke les coulées en texte libre et le serveur des certificats n’a pas d’index. Les deux ne se rejoignent que lors d’une recherche manuelle.
Chapitre suivant
Plan de mise en œuvre

Session stratégique · 30 min

Le périmètre d’une mission réelle est défini pendant la Strategy Session. Elle peut commencer par un War Map ou un Feasibility Sprint bien délimité.

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